Il souhaite que cette taxe soit utile pour des alternatives nécessaires en matière d'économie d'énergie.
Environnement
Yann Wehrling s'exprime sur la taxe carbone (Environnement) posté le jeudi 07 janvier 2010 00:44
La taxe carbone (Environnement) posté le dimanche 03 janvier 2010 10:01
Elle était "partiale et injuste."
Taxe carbone : le Conseil Constitutionnel "grille" le gouvernement ! (Environnement) posté le jeudi 31 décembre 2009 14:20
Je vous invite à prendre lecture de l'éditorial de Guillaume Goubert dans le journal La Croix du 31 décembre 2009 :
http://www.la-croix.com/Exces-de-compromis/editoAlaUne/2408062/15291
Dans ce texte bref et percutant, le journaliste souligne le rôle salutaire, une fois de plus, du Conseil Constitutionnel, qui a sanctionné une loi qui introduisait une profonde rupture d'égalité des citoyens devant l'impôt en raison du trop grand nombre d'exemptions consenties aux puissants groupes de pression industriels, agroalimentaires et énergétiques.
L'auteur rappelle, à juste titre, que ce n'est pas la première fois que la fois que la "Cour suprême" intervient pour défendre l'intérêt général, alors même que cette mission incombe avant tout à la représentation nationale, donc aux élus.
Certes, il faut se réjouir de l'action des "sages" du Conseil Constitutionnel.
Mais ne faut-il pas s'inquiéter de cette propension trop fréquente des parlementaires et du gouvernement à "céder aux sirènes" des lobbys et des groupes de pression ? D'autant qu'à force de "compromis", d'exemptions et d'exonérations, certaines lois, fiscales en particulier, sont véritablement privées de tout portée et, en fin de compte, dénaturées.
Faut-il s'en étonner pour autant ? Certaines théories politiques - évoquées par Timothy B. Smith, économiste et historien canadien, auteur de "La France Injuste - pourquoi le modèle social français ne fonctionne plus ? (éd. Autrement) - soutiennent que l'intérêt général n'existe pas, qu'il s'agit d'une fiction, et que l'action politique et les choix gouvernementaux ne sont que les résultantes des rapports de force agissant au sein de la société. Montesquieu afirmait également, dans "L'Esprit des Lois", sauf erreur, que le véritable souverain était l'intérêt, quel que soit le système politique.
Sombres et inquiétantes analyses, qui nous conduisent à douter sérieusement de la justice et de l'efficacité de nos systèmes démocratiques pour le plus grand nombre.
Sans désespérer de la démocratie, mais sans l'idéaliser, il doit être possible d'affirmer que l'intérêt général existe, que le souci de la justice doit guider l'action des gouvernements et que l'Etat doit être impartial, comme le rappelait François Bayrou pendant (mais aussi avant et après) la campagne présidentielle.
Vaste débat, qui constitue le coeur même de l'engagement politique.
Dominique Sergi
Corinne Lepage donne un entretien à Ouest France (Environnement) posté le mardi 21 octobre 2008 11:03
Corinne Lepage, vice-présidente du Mouvement Démocrate, était interviewée le 16 octobre par Edouard Maret pour Ouest-France. Elle aborde en particulier le lien entre le développement durable et l'éthique universelle pour la paix et la sécurité, le coût des matières premières, l'impact de la crise financière, ... (Lire la suite)
Quel lien faites-vous entre développement durable et éthique universelle pour la paix et la sécurité ?
Les risques climatiques et la pénurie de ressources
jointes à la crise alimentaire et à la croissance des inégalités,
tout cela, appartenant au développement durable - qui n'est pas que
de l'environnement, contrairement à ce que l'on croit généralement
- fait qu'il y a une véritable menace pour la paix dans le
monde.
Car les États ont tendance à se recroqueviller pour assurer le
minimum de la sécurité alimentaire et énergétique. Avec l'idée de
développement durable, il s'agit de trouver, au-delà des
différences, ce qui rapproche tous les hommes et les femmes.
Quand on parle de partage entre les États, sommes-nous
prêts à accepter de donner aux autres, à ceux qui, dans vingt ans,
seront 50 % de plus ?
Non.
La grande difficulté est que les Occidentaux sont nombreux à ne pas
se rendre compte qu'il ne s'agit pas seulement d'une question
d'éthique et de générosité. C'est une question d'intérêts. Les
réfugiés climatiques pourraient être 250 millions dans les vingt ou
trente ans à venir : le fait de leur permettre de pouvoir vivre
dans leur lieu de naissance n'est pas sans
intérêt... Y compris pour eux-mêmes !
Le coût des matières premières ainsi que les conditions
climatiques sont-ils, selon vous, à l'origine de tensions qui ne
pourraient que croître à l'avenir ?
C'est pour cela qu'il faut avoir présent à l'esprit que les sujets
de développement durable sont aussi des sujets de gouvernance, à la
fois nationale et internationale. La pression sur les ressources et
les risques de pénurie peuvent laisser supposer que, si les
systèmes démocratiques ne sont pas efficients, il faudra des
systèmes autoritaires. Donc, il y aura menace pour
les libertés publiques. S'ajoutent des menaces de guerre pour
garder un accès à l'eau ou à d'autres ressources énergétiques
essentielles.
Après la secousse financière et le
glissement de la plaque sur laquelle ils se sont enfoncés, les USA
auront-ils le même poids, à l'avenir, dans un contexte de
mondialisation ?
Non,
je crois que nous sommes entrés dans un monde multipolaire. La
crise financière actuelle a bien des points communs avec la crise
écologique. Par exemple, ses causes qui tiennent à un manque de
responsabilité et à un rapport au temps qui est totalement faux.
Nous sommes devenus une société de l'immédiateté. C'est ce qui a
largement entraîné la crise financière
d'aujourd'hui et c'est ce qui est à l'origine de la crise
climatique et écologique que nous vivons. Par ailleurs,
l'hypercapitalisme financier, qui a dominé les trente dernières
années, est à l'origine d'un non-développement d'une économie
durable.
Quelles premières leçons tirez-vous
de la crise qui secoue la planète économique ?
Nous pourrions utiliser cette crise pour imaginer une
troisième révolution industrielle afin de trouver des réponses à la
fois aux enjeux sociaux et environnementaux. Mais je ne suis pas
certaine que nous pourrons y arriver avec l'organisation du monde
actuel.
Vous êtes donc pessimiste ?
Non,
dubitative.
L'urgence climatique (Environnement) posté le dimanche 30 septembre 2007 08:59
La comunauté scientifique, naguère divisée sur l'effet de serre et sur l'ampleur des changements climatiques induits, est aujourd'hui d'accord. Il y a urgence.
C'est en 1827 que le scientifique Français Jean-Baptiste fourier a le premier évoqué l'effet de serre. C'est un phénomène naturel par lequel l'athmospère terrestre retient partiellement les rayons du soleil.
En 1958, l'Américain Charles David Keeling détecte l'impact dans l'athmosphère des émissions des gazs à effet de serre dues à la combustion des énergies fossiles.
Le constat est accablant. Les cyclones sont de plus en plus nombreux et violents, le gulf stream donne des signes de ralentissement, l'Italie et peut-être le sud de la France voient l'apparition du Chikungunya, le Bangladesh subit des innondations de plus en plus nombreuses et dévastatrices, la banquise artique se réduit, elle devrait avoir disparu en été d'ici 2100, les glaciers andins et Européens fondent rapidement... La liste est longue des dangers que courent beaucoup de régions dans le monde.
L'Union Européenne s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, en 2020, de 20 % par rapport au niveau de 1990. Mais cela est largement insuffisant.
L'humanité saura-t'elle réagir avant qu'un désastre écologique majeur ne survienne ? Les intérêts particuliers laisseront-ils la place à l'intérêt général ?
Guy Peslier
Contact
|

