Accueil Date de création : 25/02/07 Dernière mise à jour : 28/01/10 09:37 / 219 articles publiés

Relations internationales

La réunion du G 20 à Londres : la montagne accouchera t'elle d'une souris ?  (Relations internationales) posté le mercredi 01 avril 2009 08:51

Que peut-on vraiment espérer de la réunion du G 20 qui débute aujourd'hui à Londres ? Nul ne le sait ?

Entre les Etats favorables à des plans de relance encore plus massifs, à l'instar des Etats-Unis, et ceux, européens principalement, qui prônent une régulation internationale du système financier, quelle vision l'emportera ?

Depuis 30 ans, avec l'avènement d'une économie fondée sur le modèle des inégalités croissantes, la capacité d'intervention des systèmes nationaux de régulation et de contrôle a été rognée au profit d'une liberté toujours plus grande des flux financiers.

Paradoxalement, à moins que cela ne soit pas un pur hasard, les transactions financières internationales et les mouvement de capitaux ont été simplifiées et fluidifiées à l'extrême, alors même que la mise en place de dispositifs de régulation et de contrôles nationaux a été ignorée. Quant à la coopération entre Etats pour l'échanges d'information et l'action judiciaire, elle en est à ses balbutiements, on l'a vu notamment avec l'affaire des comptes occultes de resortissants allemands, français, britanniques au italiens au Liechstenstein.

Au cas particulier, il s'agissait de fraude fiscale. Mais comment ne pas faire le lien entre fraude fiscale et transactions financières intenationales. De même, peut-on ignorer que "l'argent noir" des trafics internationaux et du crime organisé représentent des centaines de milliards (on parle de 500 Mds) de dollars par an qui ont vocation à s'investir, dans un 2ème temps, dans l'économie supposée légale, via le blanchiment.

Or, en l'absence de tout système de régulation, tous les types de capitaux (les "propres", les "noirs", les "gris") circulent à la vitesse de l'électronique sans le moindre contrôle, à quelque stade que ce soit (banques, banques centrales, sociétés de change et opérateurs de bourse, autorité nationale des marchés financiers).

Veut-on vraiment laisser les choses en l'Etat ?

En 1996, sur l'initiative de M. Bertossa, Procureur de Genève, des magistrats européens, dont Renaud Van Ruymbaecke, ont lancé "l'appel de Genève" pour la lutte contre le blanchiment d'argent sale et les paradis fiscaux. Ils proposaient, ni plus, ni moins, l'éradication des paradis fiscaux avec une disposition légale assez simple à mettre en place dans le droit fiscal des Etats les plus développés : la non reconnaissance de toute personne morale (société, autrement dit) ayant son siège dans un paradis fiscal, selon la "liste noire" établie par le G.A.F.I. La conséquence de cette disposition, en droit fiscal, est que tout transfert de fonds entre une société ayant son siège en France (par exemple) et une société basée dans un paradis fiscal est considéré comme nul et / ou fictif, ce qui implique que les sommes transférées sont réintégrées dans le résultat imposable à l'impôt sur les sociétés et taxées à ce titre.

Trop simple et brutal me direz-vous ? Oui, mais beaucoup moins que le système financier international actuel et ses "grandes lessiveuses".

Le procureur Bertossa était l'invité, samedi 28 mars, à 9h , de l'émission "Rue des entrepreneurs", sur France Inter. Il a rappelé le peu de progrès accomplis depuis 13 ans, en dépit de signes récents, de la part de la Suisse notamment, d'une plus grande volonté de moraliser les flux financiers internationaux.

Son combat est donc toujours d'actualité. Les chefs d'Etats et de gouvernement réunis à Londres auront-ils le courage, la volonté et l'éthique nécessaires pour initier des mesures sur ce terrain là.

Dominique Sergi

 

lien permanent

François Bayrou : "Le monde respire mieux après la victoire de Barack Obama"  (Relations internationales) posté le jeudi 06 novembre 2008 12:20

François Bayrou a estimé mercredi que le monde respire mieux, après la victoire de Barack Obama à l'élection présidentielle américaine. "Après le désastre des années Bush, l'élection de Barack Obama fait que le monde respire mieux. Nous savons que le nouveau président n'aura pas une baguette magique, qu'il ne résoudra pas tous les problèmes en un jour et que dans l'ombre, de puissants intérêts ne se laisseront pas oublier. Mais au moins pouvons-nous espérer qu'une nouvelle vision, plus ouverte, plus généreuse, plus sociale, inspire la politique américaine. Nous pouvons espérer qu'Europe et Etats-Unis, avec les autres grandes régions du monde, inventent ensemble un partenariat pour la planète. Ensemble, ils peuvent répondre à la grande question : la démocratie peut-elle gouverner le monde, au lieu de la force militaire ou de la force de l'argent ? Cette élection représente également un message personnel à des centaines de millions d'hommes et de femmes, de garçons et de filles, à la peau noire, qui ont vécu l'expérience de la discrimination. Pour eux, ce n'est pas seulement une grande nouvelle politique, c'est une grande nouvelle humaine, un grand espoir pour leur vie."

lien permanent

Les larmes de la victoire  (Relations internationales) posté le jeudi 06 novembre 2008 12:16

Ah qu'elles sont belles ces larmes du révérend Jesse Jackson. Cet homme, héraut du combat pour les droits civiques, a vu se réaliser un rêve qu'il croyait impossible.

C'est en 1958 qu'on le vit la première fois à l'écran. Il avait à peine 17 ans et s'était engagé auprès de Martin Luther King pour la lutte en faveur des droits civiques. Il tentait alors de pénétrer dans une université. Celles-ci étaient interdite au gens de couleurs. Il était avec Martin Luther King lorsque celui-ci fut assassiné en avril 1968.

Voir cet homme au milieu de la foule, le voir pleurer était un moment d'une belle intensité.

Le combat mené par Luther King a pris une nouvelle dimension en ce jour d'élection de Barack Obama.

 

Guy Peslier

 

 

Contact

 

brunoyaucentre@yahoo.fr

lien permanent

Bayrou : "Nous sommes revenus au temps des coups de force"  (Relations internationales) posté le jeudi 28 août 2008 09:40

"La décision de la Russie de consacrer l'éclatement de la Georgie, en reconnaissant l'indépendance de l'Ossétie et de l'Abkhazie est grave et lourde de conséquences. C'est une atteinte directe au droit international et le retour au temps qu'on croyait révolu des affrontements territoriaux, sur base de conflits ethniques, tranchés par la force et l'intimidation. Du Caucase aux Balkans, nous sommes revenus au temps des coups de force. Tout cela sans accord des Nations Unies, dans le plus total irrespect de la charte qui gouverne le droit des nations, après expulsion de populations, sans consultation loyale et contrôlée des ressortissants. Il n'y a pas de doute que la reconnaissance d'indépendance du Kosovo, réalisée sous influence américaine d'abord, l'affirmation par Nicolas Sarkozy du droit pour la Russie de « défendre les Russophones », l'absence de référence dans « l'accord » en six points proposé par la France à l'intégrité territoriale de la Georgie, ont donné matière au coup de force russe. L'Europe se trouve devant une bien grande responsabilité : ne pas céder aux intimidations, ne pas courber le dos, défendre les pays qui croyaient avoir recouvré leur liberté, autrement dit exister politiquement, ne pas accepter le fait accompli, alors même que le déséquilibre des forces rend la confrontation impossible. "

 

François Bayrou

lien permanent

François Bayrou salue la mémoire des 10 soldats tués en Afghanistan  (Relations internationales) posté le mercredi 20 août 2008 22:29

François Bayrou a salué mardi la mémoire des 10 soldats français tués en Afghanistan, estimant que "la question des moyens" visant à assurer la sécurité des troupes "devra être posée". Il a ensuite souligné : "Dix soldats français ont donné leur vie en Afghanistan, vingt-et-un autres sont blessés. En cette guerre lointaine et sombre, nos soldats et leurs familles payent un prix très lourd". "C'est d'abord à ces familles qu'il faut penser, à elles qu'il faut manifester la solidarité et le soutien de la nation. A ceux qui acceptent la lourde charge du combat, aux victimes et à leurs camarades, il faut rendre l'hommage qui leur est dû en disant: "honneur et respect" ", a-t-il ajouté. "Reste la question proprement militaire: devant des pertes aussi lourdes, apparemment plus lourdes que celles des contingents d'autres nations, non pas dues à un attentat, mais à une embuscade classique, la question des moyens, des matériels à mettre en oeuvre pour assurer la sécurité des soldats engagés dans des actions de guerre, devra être posée", a ajouté François Bayrou.

Contact

brunoyaucentre@yahoo.fr

lien permanent



 

fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à brunoyaucentre

Vous devez être connecté pour ajouter brunoyaucentre à vos amis

 
Créer un blog