Accueil Date de création : 25/02/07 Dernière mise à jour : 28/01/10 09:37 / 219 articles publiés

Politique générale

François Bayrou était l'invité des "4 vérités" sur France 2  (Politique générale) posté le vendredi 08 janvier 2010 09:04

François Bayrou était l'invité de l'émission "Les 4 vérités" animé par Roland Sicard sur France 2, ce jeudi 7 janvier :

Roland Sicard : - Bonjour à tous, bonjour François Bayrou.

François Bayrou : - Bonjour.

R.S. - Avec le retour des grands froids on reparle des occupations de logements vides par les sans abris. Est-ce que vous êtes favorable, est-ce que vous comprenez ces occupations ?

F.B. - En tous cas c'est la promesse qui a été faite selon laquelle il n'y aurait plus un SDF ou un sans abri, vous vous souvenez, en 2010, nous avait-on dit à l'époque. Cette promesse n'est évidemment pas respectée et le plan qu'on attend de mise à disposition de logements de passage, de logements de transition pour la période des grands froids n'a pas été mis en place. Ce plan, selon moi, ne coûte pas cher et il est indispensable qu'on le conçoive. Vous savez, ce qui manque le plus aujourd'hui, c'est savoir où on va, dans quelles perspectives. On sait bien qu'on ne peut pas tout faire d'un seul coup de baguette magique et que tous ceux qui le promettent en réalité entretiennent des illusions.

 

R.S. - Vous pensez à Nicolas Sarkozy ?

F.B. - Oui, entre autres. Au moins pouvons-nous dire où nous allons. Pouvons-nous nous fixer des objectifs ? Ces objectifs ne sont pas fixés. On ne sait pas où on va et on a l’impression d’une navigation un peu au hazard ou au fil de l’actualité.

R.S. - Cela c’est la définition que vous faites de la politique de Nicolas Sarkozy ?

F.B. - Non c’est la définition que je fais des fragilités de la France. Regardez, on est en train d’annoncer, tous vos journaux annoncent les uns après les autres des risques de coupures d’électricité. On est en janvier et il fait une température négative. Il n’y a rien de plus normal que d’avoir froid en janvier. Pourquoi est-ce que la France est à ce point fragile qu’on soit obligés de penser à des coupures d’électricité ? Vous voyez bien qu’il y a des défauts d’équipement du pays, un défaut de long terme en vérité. On fait du court terme au jour le jour et ça ne suffit pas pour que les citoyens se sentent rassurés et pour que le pays prenne l’élan nécessaire.

R.S. - On parlait de Nicolas Sarkozy, hier il a présenté sa politique économique et il a notamment expliqué qu’elle avait permis à la France de s’en sortir mieux que les autres au moment de la crise. Est-ce que vous êtes d’accord avec cette analyse ?

F.B. - Que Nicolas Sarkozy, comme tout les gouvernants -il ne faut pas lui faire un sort à part- fasse preuve de satisfaction et même d’autosatisfaction face à la situation du pays est habituel. Pour moi, ce qui est très préoccupant c’est qu’au contraire, aucun des problèmes de la France n’est résolu. Et aucun des problèmes profonds du pays n’est même traité. De plus en plus, les français s’en rendent compte. Regardez la fuite de l’emploi, les menaces sur l’emploi industriel et l’agriculture. Le fait que les agriculteurs ne sachent pas où on va et ait des craintes sur leur disparition à court terme. La crise profondissime de l’enseignement et de l’Education nationale en France, les problèmes de sécurité – vous avez vu ce qui s’est passé pendant la nuit de la saint Sylvestre ? – les problèmes des banlieues… Vous n’allez pas me dire que les problèmes des banlieues sont traités. Toutes ces questions là qui demandent une vision de long terme et un effort, pour l’instant,  sont traitées dans les mots. On entend beaucoup de déclarations, les discours sont des discours extraordinairement satisfaits, et la vérité c’est que rien ne change et qu’au contraire un certain nombre de choses profondes s’aggravent notamment dans le domaine qui est pour moi le plus important, celui de l’effort industriel. On est un pays qui devient dépendant de l’extérieur dans des secteurs industriels multiples et variés.

R.S. - Alors, le débat sur l’identité nationale se poursuit. Est-ce que vous pensez que c’était une bonne idée de lancer ce débat ?

F.B. - Sûrement pas. Le gouvernement croyait qu’il avait trouvé une nouvelle foi, la recette invincible pour faire que se regroupent autour de lui des voix sur lesquelles il lorgne depuis longtemps. Pour moi, je vais vous dire une chose simple. Les grands peuples ne s’interrogent jamais sur leur identité. Je ne dis pas que la question de ce que c’est, un peuple, et où il va, ne soit pas importante. C’est une question historique, philosophique, et moi-même j’y participerai peut-être en écrivant ce que j’en pense. Mais ça ne doit pas faire l’objet d’une exploitation électorale parce que ça risque de dresser les gens les uns contre les autres. Nous sommes un grand pays qui va devoir vivre dans les décennies qui viennent avec les populations qui le forment.

R.S. - Jean-Marie le Pen propose un référendum sur l’immigration...

F.B. - Pour Monsieur Le Pen, depuis longtemps, c’est son fond de commerce. Il demeure que beaucoup de français sont issus de l’immigration, lointaine ou proche. Beaucoup de français ont cet héritage d’apports extérieurs. Et l’immigration, sa principale cause, ce n’est pas la malveillance des uns ou des autres, c’est la misère. Tant que vous ne luttez pas contre la misère, vous ne luttez pas contre l’immigration. Tant que vous ne luttez pas pour un rééquilibrage du monde, regardez l’abandon dans lequel on condamne l’Afrique. Et qui s’installe en Afrique ? C’est les chinois. Ce qu’on a vu a Copenhague, c’est un basculement du monde qui fait que désormais la Chine devient un géant, le Pacifique devient le centre du monde et nous, européens, nous sommes maintenus en lisière. A côté de ça, toutes ces tentatives pour dresser les gens les uns contre les autres sont des tentatives qui font du mal au pays. Le pays a besoin de dirigeants qui le rassemble et pas de dirigeants qui le divise.

R.S. - Sur la burqa, est-ce que vous êtes favorable à un loi pour en interdire le port ?

F.B. - Sur ce sujet où la réflexion n’est pas finie (on va avoir la conclusion du groupe de travail qui s’est mis en place), je suis assez proche de ce qu’on dit que pense Nicolas Sarkozy. Je suis assez proche de l’idée qu’il faut une résolution du parlement et qu’elle doit au moins, et de loin précéder une loi. Ce n’est pas la loi qui est la réponse. C’est la réaffirmation sereine, calme, par tous, pour expliquer à tous que notre pays, la France, mais aussi l’Europe, mais aussi l’Occident, c’est le pays des visages dévoilés. C’est notre manière de vivre ensemble et la loi présente un risque d’interprétation de déstabilisation d’un certain nombre de choses.

R.S. - Dans l’actualité il y a cette proposition du gouvernement d’imposer des quotas de boursiers dans les grandes écoles, une manière d’introduire la diversité. Vous êtes ancien ministre de l’Education nationale. C’est une bonne solution ?

F.B. - C’est une idée qui paraît généreuse et qui est dangereuse et c’est une idée qui est profondément contraire à l’idée française et républicaine du concours qui fait que, boursiers ou pas, vous arrivez à être reconnu pour votre mérite et non pas pour votre origine. Les concours républicains ont fait que des milliers de filles et garçons issus de milieux modestes ont réussi à s’affirmer malgré les difficultés sociales. Croyez-vous que quelqu’un comme Péguy aurait aimé être reçu sur un quotas de boursiers à l’Ecole Normale ?

R.S. - Un mot sur les élections régionales. Le PS vous a proposé des accords, notamment S. Royal en Poitou-Charentes. Vous allez dire oui ?

F.B. - Je défends la liberté de choix des électeurs, je défends le devoir pour chacun d’être ce qu’il est. La France n’a pas besoin d’un affrontement droite/gauche renforcé. La France a besoin d’une proposition politique nouvelle, et cette proposition politique nouvelle c’est au centre qu’on l’attend. Il est donc normal que chacun conserve et défende son identité au premier tour des élections. Les élections c’est fait pour faire apparaître des idées nouvelles et des visages nouveaux. Il y a beaucoup  faire pour la France avec des projets nouveaux et des hommes et femmes nouveaux. C’est ce que nous défendrons au premier tour. Après le premier tour il y a un deuxième tour. Le premier tour c’est le tour des idées nouvelles et le deuxième tour c’est celui du rassemblement. Il y a un équilibre qui permet à chacun d’être ce qu’il est fortement, sereinement, et puis après, de constituer, si c’est possible, si c’est ouvert, des majorités pour les régions.

R.S. - Merci François Bayrou.

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Robert Rochefort commente les voeux du Président de la République  (Politique générale) posté le jeudi 07 janvier 2010 00:44

Suite aux voeux du président de la République aux forces économiques ce mercredi 6 janvier à Cholet, Robert Rochefort, député européen, a réagi au nom du Mouvement Démocrate en déclarant :

"Je considère que le président de la République s'est avant tout livré à un exercice d'autojustification des décisions prises l'an passé. Cet exercice a été d'autant moins crédible, que Nicolas Sarkozy a voulu faire croire que les mesures prises en 2009 étaient cohérentes et efficaces contre la crise, alors qu'elles ont été ouvertement disparates, contradictoires et n'ont pas produit les résultats qu'il a annoncés ce jour.

Globalement le président de la République persiste dans l’absence de discours de fond pour préparer l’avenir. Les réponses court-termistes, et les mesures pansements annoncées aujourd’hui comme mises en place depuis le début de la crise n’offrent ni perspectives durables, ni d’investissements pour préparer l’avenir.

-L’élément phare de son discours semble être sa prise de conscience de la dégradation des comptes publics dont il est en réalité le premier responsable en ayant depuis près de 2 ans contribué plus qu’aucun autre président avant lui à l’accroissement vertigineux de la dette : bouclier fiscal, baisse de la TVA dans la restauration, suppression de la taxe professionnelle en particulier.

-Le président de la République annonce une grande réunion sur les comptes publics et la réduction des dépenses de l’Etat. Il ne peut affirmer que les économies budgétaires suffiront à sortir la France de la situation budgétaire dramatique dans laquelle il l’a lui-même plongée. En réalité, de nouveaux prélèvements seront évidemment à prévoir et nous devrons garantir que ceux-ci respectent une vraie logique de justice sociale, et de préservation de l’efficacité économique de la France.

Enfin je regrette une nouvelle fois que Nicolas Sarkozy n’ait dit que très peu de choses sur la politique économique européenne, seul vrai levier pour répondre aux enjeux mondiaux de la crise économique

En bref, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois démontré le grand déficit de pensée économique claire et cohérente de cette majorité et de ce gouvernement, démontrée maintes fois depuis le début du quinquennat
."

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François Bayrou s'exprime sur la gestion de la vaccination contre la grippe H1N1  (Politique générale) posté le mardi 05 janvier 2010 08:55

"Ne pas associer les généralistes à la campagne de vaccination est une faute très lourde" selon François Bayrou.

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François Bayrou était l'invité d'Europe 1  (Politique générale) posté le lundi 28 décembre 2009 22:21

François Bayrou était l'invité de Michel Grossiord, mercredi 23 décembre, sur Europe 1.

Le Président du Mouvement Démocrate est revenu sur le débat relatif à l'identité nationale, dénonçant notamment une "diversion" de la part du pouvoir en vue d'occulter d'autres problèmes nationaux, comme par exemple le fait qu'il y a 1 000 chômeurs de plus par jour. (lire la suite)

Le débat sur l’identité nationale, c’est "comme la muleta, le chiffon rouge, sous le nez du taureau". "C’est très précieux l’identité d’un peuple mais on ne doit pas faire flamber ça". "C’est très fragile un pays, il n’y a rien de plus facile que de faire se battre une partie du pays contre l’autre", affirmé François Bayrou.

"Bien entendu, je sais pourquoi ce débat est lancé : parce qu’on imagine qu’il y a là un gisement de voix qui ne demandent qu’à se mobiliser pourvu qu’on les excite", a-t-il encore dénoncé François Bayrou. C'est un débat "électoraliste" et "il y a là une exploitation qui est une diversion".

François Bayrou est aussi revenu sur les propos du député Pascal Clément qui a affirmé mardi : "Le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France". "S’il y a des dérapages au sein d’un groupe parlementaire de l’Assemblée nationale normalement très policé, habitué au débat, imaginez ce que c’est dans les conversations de voisinage", a estimé le Président du Mouvement Démocrate.

Il a cependant indiqué qu’il participerait au débat sur l’identité nationale, notamment dans un document écrit. "Il faut évoquer la place de l’islam, l’immigration, l’intégration. Mais ces questions doivent être évoquées sur un ton, avec des références, avec une manière d’être qui donne le sentiment au pays qu’on le conduit, on l’élève et on le rassemble", a-t-il conclu.

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Robert Rochefort répond aux questions de l'AFP  (Politique générale) posté le jeudi 10 décembre 2009 10:26

Robert Rochefort, député européen du Mouvement Démocrate, a répondu mercredi 3 décembre aux questions de l'AFP, à la veille du Congrès d'Arras :

AFP : Comment le projet politique du MoDem a-t-il été élaboré?

Robert Rochefort :
Nous sommes partis du travail des 18 commissions thématiques du MoDem, plus d'un millier de personnes, qui réfléchissent sur tous les grands sujets en procédant le cas échéant à des auditions extérieures. Le texte a été ensuite restructuré en présence de François Bayrou. Nous avons enfin pris en compte quelque 500 contributions d'adhérents et de fédérations départementales qui nous sont parvenus sur le site du MoDem.

 

C'est cette troisième version, qui comprend des éléments sur nos valeurs et plus de 200 propositions, qui sera débattue au congrès du MoDem ce week-end à Arras.

AFP : Quelles sont les idées-forces de ce programme ?

Robert Rochefort : Nous nous situons sur une voie qui correspond clairement à notre âme centriste: réformisme et humanisme. Le fait de mettre l'Homme au coeur de notre projet nous fait considérer l'impératif de la justice sociale comme un socle, une condition indispensable pour que des réformes soient acceptées.

Le deuxième axe concerne l'environnement. La problématique du développement durable nous a totalement transformés, a redéfini notre rapport à l'Europe, au vivre ensemble, à la consommation. Nous sommes de ce point de vue pour une croissance raisonnable et qualitative.

La troisième idée force, c'est l'idée de réconcilier les Français avec la politique, en leur tenant un langage de vérité, en respectant les valeurs historiques de la République, l'originalité d'un système, enseignement supérieur, service public, auquel ils sont attachés et qui a encore beaucoup à dire au reste du monde.

AFP : Selon vous, ce projet est-il écolo ou socialo-compatible ?

Robert Rochefort : Je dirais oui. Parce que nous avons décidé de mettre les questions sociales en tête du programme. Le premier chapitre s'intitule + pour un développement social et écologiste+. On propose, par exemple, de moduler les cotisations chômage pour les grands groupes en fonction de leur politique de l'emploi.

Les entreprises en bonne santé financière, qui licencient, payent une cotisation plus élevée que les autres, même chose pour celles qui abusent du travail précaire, des CDD... Ceux qui attendent du MoDem une interdiction des licenciements seront déçus mais ceux qui attendent de nous des objectifs sociaux importants, sans être béni-oui-oui par rapport au marché, au libéralisme, seront rassurés. Il y a là des bases pour réfléchir, pour discuter ensemble dans le parlement de l'Alternance voulu par François Bayrou ou dans d'autres instances.


Propos recueillis par Pierre ROCHICCIOLI.

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