Accueil Date de création : 25/02/07 Dernière mise à jour : 28/01/10 09:37 / 219 articles publiés
 

François Bayrou était l'invité d'Europe 1  (Politique générale) posté le lundi 28 décembre 2009 22:21

François Bayrou était l'invité de Michel Grossiord, mercredi 23 décembre, sur Europe 1.

Le Président du Mouvement Démocrate est revenu sur le débat relatif à l'identité nationale, dénonçant notamment une "diversion" de la part du pouvoir en vue d'occulter d'autres problèmes nationaux, comme par exemple le fait qu'il y a 1 000 chômeurs de plus par jour. (lire la suite)

Le débat sur l’identité nationale, c’est "comme la muleta, le chiffon rouge, sous le nez du taureau". "C’est très précieux l’identité d’un peuple mais on ne doit pas faire flamber ça". "C’est très fragile un pays, il n’y a rien de plus facile que de faire se battre une partie du pays contre l’autre", affirmé François Bayrou.

"Bien entendu, je sais pourquoi ce débat est lancé : parce qu’on imagine qu’il y a là un gisement de voix qui ne demandent qu’à se mobiliser pourvu qu’on les excite", a-t-il encore dénoncé François Bayrou. C'est un débat "électoraliste" et "il y a là une exploitation qui est une diversion".

François Bayrou est aussi revenu sur les propos du député Pascal Clément qui a affirmé mardi : "Le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France". "S’il y a des dérapages au sein d’un groupe parlementaire de l’Assemblée nationale normalement très policé, habitué au débat, imaginez ce que c’est dans les conversations de voisinage", a estimé le Président du Mouvement Démocrate.

Il a cependant indiqué qu’il participerait au débat sur l’identité nationale, notamment dans un document écrit. "Il faut évoquer la place de l’islam, l’immigration, l’intégration. Mais ces questions doivent être évoquées sur un ton, avec des références, avec une manière d’être qui donne le sentiment au pays qu’on le conduit, on l’élève et on le rassemble", a-t-il conclu.

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Robert Rochefort répond aux questions de l'AFP  (Politique générale) posté le jeudi 10 décembre 2009 10:26

Robert Rochefort, député européen du Mouvement Démocrate, a répondu mercredi 3 décembre aux questions de l'AFP, à la veille du Congrès d'Arras :

AFP : Comment le projet politique du MoDem a-t-il été élaboré?

Robert Rochefort :
Nous sommes partis du travail des 18 commissions thématiques du MoDem, plus d'un millier de personnes, qui réfléchissent sur tous les grands sujets en procédant le cas échéant à des auditions extérieures. Le texte a été ensuite restructuré en présence de François Bayrou. Nous avons enfin pris en compte quelque 500 contributions d'adhérents et de fédérations départementales qui nous sont parvenus sur le site du MoDem.

 

C'est cette troisième version, qui comprend des éléments sur nos valeurs et plus de 200 propositions, qui sera débattue au congrès du MoDem ce week-end à Arras.

AFP : Quelles sont les idées-forces de ce programme ?

Robert Rochefort : Nous nous situons sur une voie qui correspond clairement à notre âme centriste: réformisme et humanisme. Le fait de mettre l'Homme au coeur de notre projet nous fait considérer l'impératif de la justice sociale comme un socle, une condition indispensable pour que des réformes soient acceptées.

Le deuxième axe concerne l'environnement. La problématique du développement durable nous a totalement transformés, a redéfini notre rapport à l'Europe, au vivre ensemble, à la consommation. Nous sommes de ce point de vue pour une croissance raisonnable et qualitative.

La troisième idée force, c'est l'idée de réconcilier les Français avec la politique, en leur tenant un langage de vérité, en respectant les valeurs historiques de la République, l'originalité d'un système, enseignement supérieur, service public, auquel ils sont attachés et qui a encore beaucoup à dire au reste du monde.

AFP : Selon vous, ce projet est-il écolo ou socialo-compatible ?

Robert Rochefort : Je dirais oui. Parce que nous avons décidé de mettre les questions sociales en tête du programme. Le premier chapitre s'intitule + pour un développement social et écologiste+. On propose, par exemple, de moduler les cotisations chômage pour les grands groupes en fonction de leur politique de l'emploi.

Les entreprises en bonne santé financière, qui licencient, payent une cotisation plus élevée que les autres, même chose pour celles qui abusent du travail précaire, des CDD... Ceux qui attendent du MoDem une interdiction des licenciements seront déçus mais ceux qui attendent de nous des objectifs sociaux importants, sans être béni-oui-oui par rapport au marché, au libéralisme, seront rassurés. Il y a là des bases pour réfléchir, pour discuter ensemble dans le parlement de l'Alternance voulu par François Bayrou ou dans d'autres instances.


Propos recueillis par Pierre ROCHICCIOLI.

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Délire Royal  (Mouvement Démocrate) posté le mardi 08 décembre 2009 16:54

La manoeuvre de Ségolène Royale consistant, en plein congrès du MoDem (5 et 6 décembre 2009, à Arras), à proposer une liste commune au premier tour des élections régionales, dans la région qu'elle préside (Poitou-Charentes) est pitoyable et insultante pour le Mouvement démocrate.

J'ai l'impression que, tout comme pour notre Président de la République, le principe qui semble motiver ses actions est : "là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir !".

Plus sérieusement et sur le fond, cette proposition malhonnête illustre parfaitement l'approche dominatrice et colonisatrice de l'ex-candidate PS à la présidentielle. Pour elle, tout comme pour l'immense majorité des dirigeants et militants socialistes, le MoDem n'est rien d'autre qu'un supplétif.

Certes, les récents résultats électoraux ne permettent guère au parti centriste d'espérer jouer le rôle de "pivot" de la vie politique française. Pour autant, sa vocation n'est certainement pas, après s'être émancipé d'alliances systématiques avec la droite républicaine, de jouer le rôle d'une force d'appoint pour le PS et de s'inféoder à ce dernier.

A cet égard, les commentaires de F. Hollande et B. Hamon, sur la fin de non recevoir" formulée par F. Bayrou, en clôture du congrès, au principe d'une alliance de 1er tour, en disent long sur le "retard mental" du PS.

En effet, en affirmant que la priorité du PS était de rassembler sur sa gauche avant de s'ouvrir, éventuellement, à d'autres formes d'expressions politiques, ces deux dirigeants du PS tournent le dos à l'entreprise d'édification d'un véritable mouvement social-démocrate. En outre, cela traduit un mépris profond pour la mouvance démocrate.

Qu'ils continuent donc à prendre le MoDem pour un "jambon de dix jours" !

Pour ma part, ainsi que je l'ai déjà exprimé, les esprits socialistes ne sont ni prêts, ni mûrs pour une conversion sociale-démocrate et un recentrage salutaire.

Je les laisserais donc poursuivre avec leurs "pleunicheries" gauchisantes et pathétiques.

En ce qui me concerne, c'est clair : le MoDem ne sera pas le "porteur d'eau" du PS !

Dominique Sergi

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L'enfer juridique  (Analyse) posté le mercredi 07 octobre 2009 17:46

La France est le pays développé dont le droit positif (c'est à dire l'ensemble des lois et règlements en vigueur) est le plus abondant du monde.

Cette abondance, aux termes mêmes de grands juristes, Robert Badinter en particulier, traduit bien plus l'impuissance que la capacité des pouvoirs publics à influencer la réalité et à la maîtriser.

En effet, entre les textes inapplicables (parce que "véritables usines à gaz" incompréhensibles) et les textes inappliqués (en l'absence de décrets d'application, par ignorance, mauvaise volonté ou en raison de la débilité profonde du texte), les caractères solennel, impersonnel et impératif de la loi sont complètement dilués dans un amas verbeux et indigeste de dispositions "bavardes" et médiocres.

Mais il y a plus grave ; loin d'apporter la sécurité juridique et la clarté, trop souvent le droit est, en France, source de désordre. Il ne fait plus sens et n'indique plus la direction.

A titre d'exemple, le Canard Enchaîné a révélé (sans être démenti) que tout récemment une disposition interdisant la dissolution de l'eglise de scientologie (alors que la dissolution a été réclamé par le ministère public dans le procès intenté à la secte) a été adopté au milieu d'un "texte fourre-tout".

Le plus pathétique dans  cette affaire est que le rapporteur du texte débattu ignorait la présence de cet article. Comme si cela ne révélait pas suffisamment la tragédie du déclin de nos assemblées législatives et la production pléthorique de textes "merdeux" et inconséquents (totalement contôlés par l'exécutif via les cabinets ministériels qui "passent à la moulinette" la moindre proposition initiée par les parlementaires), le Canard ajoute, comble du désespoir, que l'on ignore qui est à l'origine de cette disposition.

Pourtant, le hasard n'a pas grand chose à voir avec cette insertion fort opportune. Et ce n'est pas la première fois que les lobbys détournent à leur profit le travail législatif pour la défense de leurs seuls intérêts, avec des complicités internes à l'appareil parlementaire.

On savait depuis longtemps que le droit ne se confondait ni avec la justice, ni avec la morale ; on sait désormais qu'il constitue un véritable "enfer juridique".

Dominique Sergi

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Scrutin proportionnel et majorité parlementaire : en Allemagne, ça marche !  (Institutions) posté le lundi 28 septembre 2009 09:07

Angela Merckel sera reconduite dans ses fonctions de chancelière à la tête d'une nouvelle majorité composée de son parti, la CDU, et des libéraux du FDP, dont la "percée" électotale est historique (près de 15%).

Au-delà de l'émergence du parti centriste (qui a déjà participé à des coalitions gouvernementales avec les sociaux-démocrates du SPD), il faut saluer l'efficacité du mode de scrutin proportionnel allemand et la juste représentation qu'il offre aux principaux partis. En effet, le "Bundestag" comptera 5 groupes parlementaires comportant un nombre significatif de députés, en étroite relation avec le score réalisé aux élections du 27 septembre. Ces 5 groupes sont :

- la CDU (conservateurs),

- le FDP (liberaux),

- le SPD,

- les verts,

- Die Linke (le parti de gauche).

J'observe avec admiration que, sans empêcher la constitution d'une majorité, le parti arrivé en tête (la CDU, avec près de 240 députés)), d'une part, n'a pas la majorité à lui seul, d'autre part, ne compte que trois fois plus de députés que le parti le moins représenté (autour de 75 députés, quand même).

A l'Assemblée Nationale, l'UMP a la majorité à lui seul et il dispose d'un nombre de députés (plus de 350) cent seize fois supérieur au parti qui en compte le moins (le MoDem avec 3 députés). Vous trouvez cela normal ?

Une démocratie saine, s'il en existe, ne peut pas fonctionner sans contre-pouvoirs, ni sans reconnaître aux principaux courants politiques qui l'animent une juste représentation au Parlement national.

Et ces objectifs sont compatibles avec la formation d'une alliance majoritaire. La démocratie allemande en apporte la preuve à chaque élection législative. Félicitons-la , ainsi que la chancelière et le nouveau gouvernement qu'elle conduira !

Dominique Sergi

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