"Ne pas associer les généralistes à la campagne de vaccination est une faute très lourde" selon François Bayrou.
François Bayrou s'exprime sur la gestion de la vaccination contre la grippe H1N1 (Politique générale) posté le mardi 05 janvier 2010 08:55
La taxe carbone (Environnement) posté le dimanche 03 janvier 2010 10:01
Elle était "partiale et injuste."
François Bayrou présente ses voeux pour l'année 2010 (Mouvement Démocrate) posté le samedi 02 janvier 2010 10:15
Pour penser aux générations futures.
Taxe carbone : le Conseil Constitutionnel "grille" le gouvernement ! (Environnement) posté le jeudi 31 décembre 2009 14:20
Je vous invite à prendre lecture de l'éditorial de Guillaume Goubert dans le journal La Croix du 31 décembre 2009 :
http://www.la-croix.com/Exces-de-compromis/editoAlaUne/2408062/15291
Dans ce texte bref et percutant, le journaliste souligne le rôle salutaire, une fois de plus, du Conseil Constitutionnel, qui a sanctionné une loi qui introduisait une profonde rupture d'égalité des citoyens devant l'impôt en raison du trop grand nombre d'exemptions consenties aux puissants groupes de pression industriels, agroalimentaires et énergétiques.
L'auteur rappelle, à juste titre, que ce n'est pas la première fois que la fois que la "Cour suprême" intervient pour défendre l'intérêt général, alors même que cette mission incombe avant tout à la représentation nationale, donc aux élus.
Certes, il faut se réjouir de l'action des "sages" du Conseil Constitutionnel.
Mais ne faut-il pas s'inquiéter de cette propension trop fréquente des parlementaires et du gouvernement à "céder aux sirènes" des lobbys et des groupes de pression ? D'autant qu'à force de "compromis", d'exemptions et d'exonérations, certaines lois, fiscales en particulier, sont véritablement privées de tout portée et, en fin de compte, dénaturées.
Faut-il s'en étonner pour autant ? Certaines théories politiques - évoquées par Timothy B. Smith, économiste et historien canadien, auteur de "La France Injuste - pourquoi le modèle social français ne fonctionne plus ? (éd. Autrement) - soutiennent que l'intérêt général n'existe pas, qu'il s'agit d'une fiction, et que l'action politique et les choix gouvernementaux ne sont que les résultantes des rapports de force agissant au sein de la société. Montesquieu afirmait également, dans "L'Esprit des Lois", sauf erreur, que le véritable souverain était l'intérêt, quel que soit le système politique.
Sombres et inquiétantes analyses, qui nous conduisent à douter sérieusement de la justice et de l'efficacité de nos systèmes démocratiques pour le plus grand nombre.
Sans désespérer de la démocratie, mais sans l'idéaliser, il doit être possible d'affirmer que l'intérêt général existe, que le souci de la justice doit guider l'action des gouvernements et que l'Etat doit être impartial, comme le rappelait François Bayrou pendant (mais aussi avant et après) la campagne présidentielle.
Vaste débat, qui constitue le coeur même de l'engagement politique.
Dominique Sergi
Identité nationale : de quoi parle-t-on ? (Société) posté le mardi 29 décembre 2009 15:50
Le débat sur l'identité natinal devient de plus "primaire" et nauséeux. Il est grand temps de mettre un terme à cette mascarade manipulatoire voulue par le chef de l'Etat et mise en musique par le très (trop ?) zélé M. Besson.
Au sein même de la majorité, de plus en plus nombreuses sont les voix qui s'élèvent contre cette instrumentalisation de l'opinion publique. Alain Juppé a ainsi fustigé cette démarche qui soulèvent les communautés les unes contre les autres, au bénéfice d'aucune.
Encore plus clairement, François Baroin, dans un entretien accordé récemment au journal Le Monde, a estimé que ce débat inutile ne profiterait qu'au Front national et qu'il convenait de d'arrêter ou, du moins, de suspendre cette opération pendant la campagne des élections régionales. Citant des propos de Jacques Chirac, il a rappelé que la nationalisme se résumait souvent à "la haine de l'autre", tandis que le patriotisme traduisait "l'amour des siens" sans opposer ces derniers aux étrangers.
Surtout, F. Baroin a estimé que les Français, dans leur immense majorité, n'avaient aucun problème avec leur identité nationale. Car, insiste-t-il, la France est un "vieux" pays, qui a une histoire riche et un héritage fécond, et que ses nombreux atouts doivent lui permettre de se projeter dans l'avenir avec confiance.
Emmanuel Todd, historien et sociologue, dans le même journal, ne dit pas autre chose en déclarant que la France est en train de réussir son intégration et que l'approche du Président sur l'identité nationale traduit, en fait, une "haine de l'autre". Au-delà de la thématique nationale, il estime que, d'une manière générale, l'action de N. Sarkozy recèle des "dérives" dangereuses, voire "pré-fascistes" (il n'utilise pas ce terme et n'établit pas de comparaison entre l'Europe des années 30 et la France d'aujourd'hui, mais il en appelle à la vigilance des citoyens).
Pour ma part, je pense que le débat sur l'identité nationale est un faux débat, ou presque.
Sur le fond, il relève, à mon sens, avant tout d'une peur séculaire des désordres sociaux que l'on attribue aux classes défavorisées ("classes laborieuses ; classes dangereuses"), qui comptent en leur sein la majeure partie des populations immigrées.
Or, s'il est sans doute vrai qu'il y a peu de points communs, dans les conditions et les modes de vie, entre les populations déshéritées d'origine étrangère et celles, disons, mieux installées disposant (ou non) de la nationalité française ; cette différence n'est guère plus grande que celle existant entre un 'bo-bo" parisien ou un notable de province et un français pauvre et précarisé (le plus souvent de génération en génération).
En effet, que partagent les deux archétypes ci-dessus ? A peu près rien !
Certainement pas le cadre de vie ! Pas plus, les goûts vestimentaires, culinaires ou culturels ! Quant aux loisirs, n'en parlons pas !
Alors, qu'y a-t-il pour les rapprocher ? "Nos ancêtres les Gaulois "? Foutaises !
Erreur ! Il reste la citoyenneté ou exactement la nationalité française. En fin de compte, ce funeste débat sur l'identité nationale pourrait se résumer à une histoire de "carte d'identité". Tout ça pour ça ! Cela en valait-il la peine ? La réponse est contenue dans la question.
Dominique Sergi
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